Le plus beau cadeau tourne au poignet

Coffret de luxe Breguet en bois de mahogany et ebene pour montres

C’est bientôt Noël. Et chaque année, la même question revient : qu’offrir ? Un parfum ? Trop prévisible. Un gadget tech ? Obsolète en six mois. Une montre, en revanche, traverse les décennies. Elle se porte, se transmet, raconte une histoire.

Que vous disposiez de 100 ou de 10 000 euros, il existe forcément un garde-temps capable de faire briller les yeux de son destinataire le 25 décembre au matin. Voici notre sélection, triée par budget, pour ne pas se tromper.

Moins de 200 euros : la preuve qu’on n’a pas besoin de se ruiner

Commençons par une vérité que les snobs de l’horlogerie détestent entendre : on peut porter une montre formidable pour le prix d’un dîner à deux. Trois marques dominent ce segment, et elles le méritent.

Seiko, d’abord. Le géant japonais est une anomalie industrielle. Il fabrique tout en interne, du mouvement au cadran. La Seiko SNK809, petite field watch automatique à moins de 80 euros, est un classique absolu. Cadran noir, chiffres arabes, bracelet NATO : sobre, efficace, indestructible. Pour les amateurs de plongée, la Seiko SKX007 — diver certifié ISO 6425, mouvement automatique 7S26, lunette tournante unidirectionnelle — se négocie autour de 200 euros. Un rapport qualité-prix légendaire.

Orient, ensuite. La marque-sœur de Seiko (même groupe Epson) propose le Bambino, une dress watch automatique au look rétro sixties qui ferait pâlir des montres trois fois plus chères. Cadran bombé, aiguilles dauphine, verre minéral : comptez entre 100 et 150 euros. Un cadeau parfait pour un jeune diplômé ou un amateur de style classique.

Casio, enfin. Pas besoin de présentation. La G-Shock DW-5600, c’est le couteau suisse du poignet : résistante aux chocs, étanche à 200 mètres, rétroéclairage, alarme, chronomètre. Environ 90 euros. Et si vous cherchez quelque chose de plus habillé, la Casio Edifice offre un look chronographe acier très convaincant pour 120 euros environ. Le cadeau idéal pour un ado, un sportif, ou quiconque a tendance à maltraiter ses affaires.

Le sweet spot : 500 à 2 000 euros

C’est ici que les choses deviennent vraiment intéressantes. On entre dans le territoire de l’horlogerie suisse accessible, là où chaque euro dépensé se voit au poignet.

Hamilton ouvre le bal. Marque américaine depuis 1892, suisse d’adoption depuis les années 1970, propriété du Swatch Group. La Khaki Field Mechanical — 38 mm, mouvement H-50 avec 80 heures de réserve de marche, cadran noir mat — est un monument de lisibilité militaire. Autour de 450 euros. Un cran au-dessus, la Khaki Field Auto (42 mm, bracelet acier ou cuir, cadran blanc ou noir) tourne autour de 600 euros. Le mouvement H-10 offre les mêmes 80 heures d’autonomie. C’est généreux. C’est Hamilton.

Pour un look plus classique, la Jazzmaster Open Heart dévoile une partie du mouvement à travers le cadran. Spectaculaire sous le sapin. Budget : environ 900 euros.

Tissot, ensuite, autre pilier du Swatch Group. La Le Locle Powermatic 80 est une dress watch irréprochable : boîtier poli, cadran guilloché, index romains, mouvement automatique avec — encore — 80 heures de réserve. Entre 500 et 700 euros selon le bracelet. La Visodate, avec son look vintage et sa date élégamment intégrée, se situe dans la même fourchette.

Longines, enfin, pour ceux qui veulent un cran de prestige supplémentaire sans franchir la barre des 2 000 euros. La Master Collection automatique avec phases de lune, date et fond transparent est une démonstration d’élégance suisse à environ 1 800 euros. L’HydroConquest, diver sportif de 41 mm avec lunette céramique, se positionne autour de 1 000 euros. Longines, c’est 185 ans d’histoire horlogère et un logo ailé reconnaissable entre mille.

Pièces d’exception : au-delà de 5 000 euros

Ici, on ne parle plus de cadeaux. On parle de déclarations. Le genre de montre qui se porte à un mariage, qui accompagne une carrière, qui se transmet à un enfant.

Omega Speedmaster Professional Moonwatch. La montre qui a marché sur la Lune. Mouvement mécanique à remontage manuel, calibre 1861, fond plein gravé « Flight qualified by NASA ». En 2017, le tarif officiel tourne autour de 4 900 euros. C’est un investissement, certes. Mais c’est aussi un morceau d’histoire spatiale au poignet.

La TAG Heuer Autavia, justement réédité en 2017 dans un hommage vibrant au modèle originel de 1962. Chronographe automatique, calibre Heuer 02, 42 mm, lunette céramique. Prix : environ 4 600 euros sur bracelet cuir, 4 800 euros sur bracelet acier « grains de riz ». La grande sensation de Baselworld cette année.

Et pour ceux qui veulent aller plus haut : la Rolex Submariner Date (réf. 116610LN), icône parmi les icônes, se situe autour de 7 500 euros au tarif officiel 2017. Bonne chance pour en trouver une chez un concessionnaire agréé sans liste d’attente. Mais si vous y parvenez, c’est le cadeau ultime.

Pour les esprits les plus aventuriers, l’IWC Pilot’s Watch Chronographe (calibre 79320, 43 mm) offre un design aviateur racé pour environ 5 000 euros. Sobre, viril, intemporel.

Le mot de la fin

Une montre, c’est le seul cadeau qui donne du temps — littéralement. Qu’elle coûte 80 ou 8 000 euros, elle porte en elle une intention : celle de dire à quelqu’un que chaque seconde passée avec lui compte.

Alors cette année, oubliez les chaussettes. Offrez un garde-temps.

Joyeux Noël.

Publié le 25 novembre 2017

— Karim A.